L’arrosage

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arrosoir
Un des points les plus important dans la culture hors-sol est l’arrosage. Un arbre en pot ne survivra pas sans un apport fréquent d’eau. La fréquence à laquelle un arbre doit être arrosé dépend de plusieurs facteurs:

    • l’espèce de l’arbre et sa taille,
    • la taille de son pot et la composition du substrat,
    • la saison et le climat actuel,
    • la phase de culture!

Il est donc absurde d’avoir une fréquence d’arrosage identique et régulière (du genre tous les x jours pour telle espèce). Il faut comprendre les besoins de l’arbre et apprendre à arroser quand c’est nécessaire, sans attendre qu’il montre des signes évident de déshydratation pour l’arroser (feuilles pendantes, recroquevillées ou fanées). Lorsque la surface du substrat commence à sécher, jusqu’à environ un centimètre de profondeur, il doit être arrosé de nouveau. Pour contrôler l’humidité d’un substrat on peut planter un cure-dent dans le pot et le laisser quelques minutes pour voir s’il ressort mouillé. Avec un peu plus d’expérience, il est possible de savoir quand un arbre a besoin d’être arrosé. Il faut alors arroser généreusement jusqu’à ce que l’eau s’écoule des trous de drainage, et si possible, répéter l’opération quelques minutes plus tard. Pour éviter que le substrat soit emporté hors du pot il vaut mieux arroser en pluie fine en orientant la paume de l’arrosoir vers le haut.

Pour l’arrosage (et la fertilisation), il est préférable d’utiliser de l’eau de pluie qui ne contient pas de produit chimique et dont la dureté est faible (elle est peu ou pas minéralisée).
Si ce n’est pas possible, l’eau du robinet n’est pas dangereuse pour un arbre en pot, bien qu’il est préférable de la décanter avant de l’utiliser pour que le chlore qu’elle contient s’évapore.

L’arrosage doit se faire aux moments les plus propices de la journée (éviter d’arroser au plus fort de la journée l’été par exemple). Il vaut mieux arroser le matin en automne et en hiver; alors qu’on arrosera préférentiellement le soir au printemps et en été. Lors des périodes de fortes chaleurs plusieurs arrosages peuvent être nécessaires durant une même journée.

Un arbre défolié, sévèrement taillé ou ayant perdu ses feuilles à l’automne consommera moins d’eau qu’un arbre au feuillage complet en pleine saison végétative. De même qu’un arbre au repos en plein hiver aura un très faible besoin en eau.

    • Le trempage est à éviter autant que possible et ne doit pas se substituer à l’arrosage par bassinage.
      Si un arbre a souffert d’une forte sécheresse, il est envisageable de plonger sa motte dans un bac d’eau et la laisser baigner pour réhydrater l’arbre mais l’eau va chasser l’air du substrat et peut asphyxier les racines. Il ne faut pas laisser un arbre tremper trop longtemps, cette méthode est a utiliser uniquement en dernier recours ou pour des espèces de bord d’eau.
      [NB: Bassiner un arbre consiste à l’arroser par le dessus en pluie fine, et non pas à le mettre dans une bassine d’eau comme beaucoup le croient à tord…]


-Pulvérisation foliaire-

La pulvérisation foliaire, peut se pratiquer en complément de l’arrosage. Elle permet d’augmenter l’hygrométrie autour de l’arbre et réduire la température du feuillage. Il faut vaporiser sur et sous les feuilles. La pulvérisation foliaire se pratique en deux temps: l’opération doit être renouveler environ 30mn après la première vaporisation sous peine d’avoir l’effet inverse à celui rechercher. La première pulvérisation va forcer l’ouverture des stomates, et la suivante hydratera la plante. Sans cette deuxième pulvérisation les feuilles vont transpirer et assécher la plante.

La pulvérisation foliaire fait aussi fuir certains parasites qui n’aiment pas les environnements humides, comme les acariens, et nettoie les feuilles en éliminant la poussière qui les recouvre et ralentit la photosynthèse. Par contre une trop forte humidité au niveau du feuillage, combinée à une forte chaleur, augmente le risque de développement des maladies cryptogamiques.

On peut aussi compléter la fertilisation par un ajout d’engrais liquide ou soluble à l’eau vaporisée. Les nutriments seront rapidement assimilés par le feuillage pour un effet « coup de fouet » mais ne remplace pas une fertilisation classique (les formes et quantités assimilables par les feuilles ne sont pas les mêmes que par les racines). On fertilise généralement des oligo-éléments en pulvérisation foliaire régulière ; les macro-nutriments sont surtout apportés en pulvérisation en cas de problème racinaire, ou après un rempotage par exemple.

-Sy-Lo.-

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