Le besoin de lumière

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Si l’homme peut vivre d’amour et d’eau fraîche, un arbre à surtout besoin de lumière et d’eau! En effet s’il peut se passer d’éléments nutritifs en limitant son développement, l’eau et la lumière sont absolument nécessaires pour sa survie, et pour être précis c’est tout le processus photosynthétique qui est vital. La photosynthèse est maintenant bien connue comme l’élément essentiel du métabolisme de l’arbre qui assure la production de glucides. Elle mobilise plusieurs éléments internes et dépends de nombreux facteurs environnementaux, pas seulement de la lumière, alors pourquoi ce focus sur la lumière? Et bien parce que s’il est difficile d’intervenir sur le taux de CO2 ambiant ou de maîtriser la température extérieure, on peut toujours choisir l’exposition de nos arbres en pot et un mauvais ensoleillement peut perturber leur photosynthèse et les affaiblir. C’est, entre autres, pour cela qu’un arbre autochtone cultivé en intérieur tout au long de l’année sans installation particulière va, au mieux végéter, au pire dépérir.

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Fertilisation foliaire

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Il y a deux façons d’apporter des éléments nutritifs à une plante, la fertilisation racinaire et la fertilisation foliaire. La plus efficace des deux, et la seule à permettre une fertilisation suffisante sur le long terme, est bien sûr la fertilisation racinaire, qui va diffuser les éléments nutritifs dans le substrat et les mettre à disposition des racines.
Alors pourquoi parler de fertilisation foliaire ? et bien parce que dans une culture hors-sol, il arrive fréquemment que l’on soit confronté à un système racinaire qui ne permet plus ou peu l’assimilation des éléments nutritifs nécessaire à la croissance de la plante: intervention drastique au niveau des racines lors d’un rempotage, système racinaire insuffisant pour assurer la reprise d’un prélèvement, maladie touchant les racines, problème de substrat, etc. Dans ces cas il vaut mieux passer par la voie foliaire pour fertiliser notre arbre le temps que les racines se régénèrent ou qu’on règle le problème. On pourra aussi utiliser cette voie en complément pour remédier rapidement  à une carence en micro-éléments ou le temps de rétablir un équilibre dans le support de culture (pH ne permettant plus l’assimilation de certains élément, salinisation du substrat ou compétition entre certains éléments comme une trop forte présence de potassium (K) qui empêche l’assimilation de magnésium (Mg) par exemple).

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Matières organiques et Complexe argilo-humique en culture hors-sol

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Dans le milieu de la culture hors-sol moderne tout un tas de conseils sont donnés sur la façon d’améliorer la croissance des plantes, sur leurs besoins, sur leur fonctionnement, etc, auxquels il faut rajouter les principes de tailles, d’esthétisme et d’exposition pour la discipline du bonsaï ; mais il y a un point fondamental qui se perd au milieu de tous ces éléments plus ou moins essentiels: celui du sol, ou plutôt du hors-sol. Alors bien sûr tout amateur passionné de bonsaïs ou de succulentes est capable de réciter les qualités physiques que doit avoir un substrat (aéré, drainant, durable, etc) et d’autant savent même certaines caractéristiques physico-chimique de leurs substrats favoris (pH, rétention, etc) mais combien connaissent les propriétés du sol à l’état naturel et la différence avec ce qui se passe dans un pot?
Il n’y pas si longtemps les bonsaïs étaient encore cultivées dans des mélanges de terreaux/sable/terre et ils poussaient plutôt bien. Depuis la mise en avant des supports de culture granulaires qui facilitent l’arrosage, évitent l’ennoiement des racines, favorisent la division racinaire, et sont exempt d’agents pathogènes, la mode dans la culture hors-sol moderne est de ne plus utiliser de matière organique dans la composition des substrats. Exit les terreaux et autres tourbes, le granulaire à la côte ! mais il ne faut pas perdre de vue que ces supports de culture sont inertes et on sait bien que ce n’est pas suffisant pour qu’une plante s’épanouisse pleinement. Il est donc maintenant admis qu’une activité microbiologique saine est bénéfique et on revient sur le 100% minéral pour ensemencer nos substrats avec des mycorhizes, privilégier des engrais organiques pour favoriser le développement d’une micro-flore, et apporter de la vie dans les pots… bref on ne compense plus, mais on essaye de recréer tous les éléments essentiels de la rhizosphère dans les pots, sans en subir les inconvénients. Pourtant un élément fondamental du sol, composant majeur des composts, terreaux et tourbes, est souvent oublié: l’humus.

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Le glucose, carburant végétal ou placebo?

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La photosynthèse est au cœur de la vie végétale et permet la fixation du carbone, la régénération des molécules énergétiques, et la synthèse d’hydrates de carbones qui sont une ressource essentielle au développement de la plante. Les hydrocarbonates forment un grand groupe de glucides et les molécules qui sont produites par la photosynthèse sont une forme brute d’isomères (C6H12O6), comme le glucose et le fructose, qui vont quitter les zones photosynthétiques principalement sous deux formes compliquées : le saccharose (C12H22O11) qui va circuler dans la sève élaborée, et l’amidon  (C6H10O5)n qui sera emmagasiné dans les cellules.  Divers procédés vont ensuite déstructurer ces molécules génériques pour synthétiser des éléments spécifiques : protéines, lipides, cellulose, polyols, etc…

Il est donc normal de se poser la question de savoir s’il est utile et possible d’apporter des glucides de façon exogène, et surtout du saccharose, à une plante.

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Stress thermiques en culture hors sol

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Les arbres ont un rythme de croissance adapté aux conditions climatiques dans lesquelles ils évoluent. Mais nous le savons tous, le contexte environnemental n’est plus aussi stable depuis la révolution industrielle. Le réchauffement climatique vient bouleverser les rythmes naturels (germination, débourrement, feuillaison, floraison, dormance, …), les variations de température qui en résultent peuvent être très rapides par rapport aux possibilités d’adaptation d’un arbre et les températures extrêmes atteintes sont sans cesse repoussées. A l’échelle d’un siècle, les aires de répartitions bio-géographiques vont évoluer trop rapidement pour que toutes les espèces puissent s’adapter et certaines vont disparaître du territoire alors que d’autres vont migrer. Mais à l’échelle d’une saison, ces fluctuations anormales causent un stress thermique au niveau du feuillage et des racines et nous allons voir les réactions d’acclimatation d’un arbre face à ces chocs.

réchauffement climatique

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