Tout savoir sur les Chênes Autochtones

articles francophones, espèces

-OBTENTION-

Semis: Facile. Le semis de gland est facile et le taux de réussite est élevé. Prélever les glands à l’automne directement sur l’arbre dans les quinze jours qui suivent la chute des premiers glands. Les désinfecter en les trempant 1 minute dans de l’alcool à 70° avant de les rincer abondamment à l’eau claire. Les glands présentant un défaut (comme un trou) doivent être éliminer, tout comme ceux qui flotteraient dans l’eau. La germination se fait en 6 à 8 semaines environ en semant sur du sable à la fin de l’automne, puis en recouvrant les glands d’humus. Les semis doivent être placé à l’abris du vent et du gel tout l’hiver. Il faudra ensuite les repiquer, quand les premières vraies feuilles sont matures (environ trois semaine après la levée), dans de la tourbe pour les trois premières années afin que le plant n’est jamais à subir de stress hydrique. Le chêne a un besoin hydrique important pour sa croissance et des semis en substrat très drainant et inerte ont une croissance moindre que ceux repiqués dans de la tourbe. On profitera du repiquage pour couper la racine pivot et ensemencer le nouveau substrat de mycorhizes. La germination de glands est facile et le taux de réussite avec une vernalisation classique est généralement bon (>70%), mais pour faire des semis « hors saison » il est possible de procéder à une stratification froide au frigo pour les quercus cerris, ilex, petraea, pubescens, pyrenaica, robur ; et à une stratification chaude pour les quercus coccifera et suber.

développement levée

Bouturage: Difficile. Le bouturage de chêne sempervirent se fait sur des pousses de l’année semis-ligneuses prélevées au début de l’été, ou sur des pousses de 1 à 3 ans lignifiées prélevées à la fin de l’été début de l’automne pour les espèces caduques. Il faut tremper les boutures dans une solution d’hormone de bouturage à 1% (auxine ou acide indole butyrique) et placer les boutures dans un mélange de tourbe/perlite. Les boutures sont ensuite mises en serres ventilée à 22°C avec une hygrométrie à 80% environ. L’enracinement prend 3 à 6 mois pour les boutures estivales, alors que celui des boutures automnales peut être plus long. Dans tout les cas, le taux d’échec reste important. Le sevrage de la serre doit être progressif en diminuant le taux d’hygrométrie par étape.

Marcottage: Difficile. Il faut effectuer la marcotte au printemps, une fois que toutes les feuilles en amont sont matures. Elle doit rester en place et être correctement hydratée jusqu’à l’enracinement suffisant de la marcotte, qui peut prendre jusqu’à 3 ans avec de bonnes conditions!

Prélèvement: Nécessite une bonne préparation. La difficulté de prélever un chêne nature dans la nature vient du fait de son système racinaire pivotant puissant et du fait la majorité de ses réserves nutritives soient dans les racines (donc majoritairement dans sa racine principale: le pivot). Il est donc préférable de cercler le chêne que l’on veut prélever au printemps de la première année et d’aller chercher la racine pivot la deuxième année pour la marcotter ou commencer à la réduire. Le prélèvement se fera au débourrement de la troisième année.
Si aucune grosse racine latérale n’est présente lors du cerclage, il est possible de marcotter la racine pivot dès la première année et de prélever ultérieurement en fonction de son enracinement. Si le prélèvement classique n’est pas possible du fait du manque de radicelles et de l’échec d’une marcotte de la racine pivot, il est encore possible d’effectuer un prélèvement plus drastique en coupant le pivot assez loin, les éventuelles racines tubulaires à ras du pivot et en taillant aussi toutes les branches pour ne garder que la ligne de tronc. On procédera alors à une reprise en environnement contrôlé. Cette technique fonctionne sur les chênes caducs ou persistants mais l’arbre doit alors être prélevé à la fin de l’automne, quand les feuilles commencent à brunir mais que l’arbre n’est pas totalement en repos hivernal. Il ne faut pas perdre de vue qu’un chêne met jusqu’à trois ans pour raciner suffisament, il ne faut donc pas s’avancer sur une éventuelle reprise et se mettre à travailler l’arbre trop tôt! seul un pincement des pousses au printemps est envisageable pendant deux ans, pour forcer l’organogenèse et éviter une trop grande pousse qui ne pourrait être suffisamment alimenter en sève brute. Le premier rempotage se fera au plus tôt la troisième pour les arbres qui n’ont que très peu de racines efficientes lors du prélèvement.
Enfin la meilleure solution pour prélever un chêne qui ne présente pas de racines près du collet est de greffer des jeunes plants au niveau du collet (greffe de racines par approche) et de prélever l’année suivante si les greffes sont prises.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *