Cycle végétal

phytobiologie

 

saison végétative fr

-Cycle saisonnier-

Au fil des saisons les arbres vont subir une suite de changement climatique (températures, ensoleillement) qui vont entrainer tour à tour le débourrement et la feuillaison, la floraison puis la fructification avant de se mettre en dormance.

Dans notre hémisphère, le débourrement principal a lieu au début du printemps. Si les conditions climatiques s’y prêtent, un deuxième moins important, survient à a fin de l’été. C’est à ces périodes qu’un arbre est le plus apte à être rempoté car le débourrement entraîne la création de nouvelles racines pour alimenter les nouvelles feuilles.

A l’abri dans sa bourre, un bourgeon peut résister à des températures négatives de -15 à -20 °C maximum pour les espèces les plus robustes. Une fois le débourrement amorcé, sa tolérance aux basses températures n’excède pas -2°C. C’est pourquoi il faut faire attention aux gelées printanières tardives qui peuvent causer des dégâts.

Durant le printemps et l’été, l’arbre est dans une phase de croissance :il va pousser et grandir.

A l’automne il va être dans une phase de réserve pour préparer l’hiver. L’arbre accumule des réserves de nutriments qu’il stock dans ses racines et son tronc en attendant qu’un nouveau cycle puisse recommencer au printemps suivant.

Les jours raccourcissant, la luminosité va diminuer en intensité et en durée, entraînant la disparition de la chlorophylle présente dans les feuilles. Le feuillage va alors changer de couleur et devenir jaune, orangé ou rouge suivant l’espèce.
Quand il n’y a plus de chlorophylle, l’arbre se débarrasse de ses feuilles en faisant pousser un peu de liège entre la feuille et son point d’attache, exception faite des espèces marcescentes (feuilles sèches qui restent sur l’arbre en automne-hiver jusqu’à l’éclosion des nouveaux bourgeons). Certains feuillus, appelés sempervirents,  conservent leur feuillage actif tout au long de l’année, bien que l’activité hivernale soit ralenti par rapport au reste de l’année.
Le cas des conifères est différent car ceux-ci ne perdent pas leurs aiguilles (ou écailles pour certains) l’année de leur pousse, mais 2 voire 3 années après. La résine circulant dans leurs tissus les protège du gel. Cependant certains genres perdent la totalité de leurs aiguilles à l’automne (Larix, Metasequoia, etc.).

A l’hiver, l’arbre en phase de dormance et entame un processus pour se mettre au repos jusqu’à la saison suivante. Cette hivernage est induit par la diminution des températures et de l’ensoleillement et se terminera au printemps.

Sans agression extérieure dues à l’environnement ou à l’intervention de l’homme, un arbre est potentiellement immortel: en effet aucun programme de sénescence n’est inscrit dans ses gènes, de plus chaque rejets des racines est un clone exact du pied-mère.

-Impact de la chaleur-

seuils thermiques

Un arbre ne doit pas être maintenu à une température constante et il est important qu’il subisse une série de cycles avec des variations de température et d’ensoleillement pour ne pas s’épuiser. Pour la plupart des arbres autochtones:

    • L’organogenèse (enracinement, bourgeonnement, branchaison, etc.) sera optimale si la température est de 22°C, elle sera ralentie en dessous de 17°C et au dessus de 27°C. Une température supérieure à 32°C commence à devenir délétère pour l’arbre et la croissance est nulle à partir de 40°C;
    • La photosynthèse, avec un bon ensoleillement, augmente dès 15°C et diminue fortement au-delà de 25°C;
    • L’activité des micro-organismes de la rhizosphère, est maximale quand la température se situe aux alentours de 25°C-30°C dans le sol;
    • La symbiose avec les mycorhizes du sol s’opère généralement entre 10°C et 20°C dans le pot;
    • La fixation de l’azote ne se fait pas en dessous de 15°C dans le sol.

-Sy.Lo-

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