Marcottes

Multiplication

Le marcottage permet de faire raciner une branche ou un tronc à un endroit voulu, en le maintenant sur pied pour qu’il soit toujours alimenté en sève brute par les racines. Une fois que la partie marcottée possède ses propres racines, elle peut alors être séparée du plant-mère.

Grâce à cette technique on peut:

  • multiplier un cultivar et avoir un arbre aux caractéristiques génétiques identiques au plant dont il est issu;
  • faire d’une partie aérienne avec des mouvement intéressants un arbre à part entière.

Le marcottage est aussi plus sûr que le bouturage, car la branche est toujours alimentée en sève brute: il y a donc peu de risque que la marcotte sèche si elle est bien réalisée.

Pour réaliser une marcotte, il faut enlever un anneau d’écorce, de liber et de cambium, sur toute la circonférence d’une branche ou du tronc. Il est vital de laisser l’aubier intact pour que la sève brute alimente toujours le feuillage de la marcotte.

Les feuilles, qui sont toujours alimentées en sève brute par l’aubier, vont continuer à fabriquer de la sève élaborée qui ne peut plus rejoindre les racines et va s’accumuler au niveau de la zone décortiquée. Un cal va se former et en l’absence de lumière (si l’humidité est suffisante), des racines vont se former à ce niveau.

L’idéal est de marcotter à la fin du printemps alors que les feuilles sont bien développées et actives.


-Mise en pratique-

 

marcotte schéma

  1. Découper une bande d’écorce d’une largeur d’1cm minimum pour éviter que la marcotte se referme;
  2. En plus de l’écorce, il faut supprimer le liber et le cambium;
  3. Gratter légèrement l’aubier pour s’assurer de ne pas laisser de cambium ou poser un garrot avec du fil à ligature, serré à l’endroit où la bande d’écorce a été enlevée. Ne pas utiliser de fil de cuivre qui est nocif pour les racines, ni un diamètre de fil trop petit qui pourrait entailler l’aubier (>2mm). Faire deux ou trois tours avant de serrer le fil;
  4. Imprégner l’anneau d’auxines (hormones de bouturage) en respectant les doses conseillées;
  5. Envelopper dans un contenant opaque rempli de tourbe, de vermiculite ou de perlite;
  6. Arroser sans noyer la marcotte et refermer le tout pour maintenir l’hygrométrie élevée.

Concernant certains conifères, il est plutôt conseillé de poser simplement le garrot sans écorcer l’arbre au préalable, en le serrant pour qu’il s’enfonce légèrement dans l’écorce.
Il faut vérifier le substrat régulièrement pour le ré-humidifier si besoin.

Sevrage: Le sevrage d’une marcotte se fait uniquement lorsque suffisamment de racines sont apparues pour la rendre automne. Selon les espèces, on pourra sevrer la marcotte directement à l’automne, ou au printemps de l’année suivante si son autonomie n’est pas garantie (à la période de rempotage).
La production de racines est souvent plus lente chez les conifères, et la marcotte devra rester en place plusieurs saisons. Si les racines ne se sont pas assez développées au bout d’un an, il faudra réactiver le cal en entaillant l’endroit où elles manquent et remettre de l’hormone de bouturage.

Mauvaise réalisation: Les risques d’une marcotte mal réalisée sont de ne pas être efficace et de voir l’arbre cicatriser ou de se retrouver à faire une bouture sur pied si l’aubier est trop entaillé.

marcotte ratée

 

-Sy.Lo.-

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