Le style Naturaliste par Walter Pall

Esthétique, traduction d'articles étrangers, Walter Pall

Le style naturaliste en bonsaï – art ou foutaise ?

[Traduction d’un article de Walter Pall publié sur son blog en 2010. Traduit et publié avec son aimable autorisation]

Les arbres naturalistes font partis des bonsaïs les plus incompris à ma connaissance. L’amateur de bonsaï lambda a appris, via différentes sources, ce qui faisait un bon bonsaï. Il connait toutes les règles et  s’en sert pour critiquer un bonsaï en fonction de la façon dont elles sont appliquées ou pas. Avec cette attitude, un bonsaï naturaliste est couramment perçu comme une simple matière première (ndt : un pré-bonsaï). Dans de nombreux cas, il apparaît même comme  une matière première pauvre, parce que la majorité des arbres ne se prêtent pas bien aux règles « admises » du bonsaï.

Depuis quelques années, le sujet du bonsaï « naturaliste » est abordé sur la scène du bonsaï, spécialement sur internet. Chaque fois qu’il apparaît, les forums s’animent. Le sujet a tendance à polariser l’attention. C’est en quelques sortes l’antithèse du design abstrait moderne, mais ce ne peut être la seule cause de tant de désaccords. Souvent les discussions finissent par des attaques personnelles, rappelant celles sur la politique ou la religion. Une des raisons est que ce concept n’est simplement pas compris par beaucoup d’amateurs; une autre raison étant qu’il est perçu comme une pseudo-religion. On peut être catholique ou juif, mais pas les deux ; on peut être de droite ou de gauche, mais pas les deux. Certains peuvent très bien faire du style naturaliste et en parallèle faire du traditionnel. Mais la plupart des amateurs ne le comprend globalement pas encore. Ainsi, l’institution du bonsaï rechigne à ce progrès. Mais d’un autre coté, si des personnes qui n’ont aucune expérience dans la discipline du bonsaï regardent ces créations naturalistes, elles seront ébahies. Elles se demanderont comment est-ce possible qu’autant de petits arbres puissent  ressembler aux plus vieux dans la nature. Elles se demanderont comment est-ce possible de les maintenir dans de si petits pots. Elles ne verront pas la main de l’homme, et croiront que les arbres ont poussé tel quel, avant d’être prélevé et mis en pot. Et c’est un grand compliment adressé à celui qui l’a formé. C’est exactement le but recherché : des arbres miniaturisés où l’on ne voit pas l’intervention de l’homme. C’est de l’art. Lors des expositions, on peut s’apercevoir que le grand public apprécie plus les arbres naturalistes que les amateurs de bonsaïs.

Qu’est-ce qui rend un bonsaï naturaliste si différent ? De quel genre de style s’agit-il ? Qu’elle est la différence avec un style informel ? Contrairement à l’usage fait dans les cercles du bonsaï, dans l’appréciation générale de l’art le mot « style » implique un sentiment général, une philosophie, une manière globale de pratiquer, un cadre dans l’esprit de l’artiste, etc.

Si vous allez dans un musée d’art, vous y trouverez normalement différents espaces dédiés pour différents styles. Il peut y en avoir plusieurs, de l’art contemporain américain à l’impressionnisme, de l’art roman ou baroque, tous différenciés. Le mot « style » défini un sentiment général. Si vous contemplez les œuvres d’un même  style, vous y trouverez un nombre sans fin de formes. En prenant l’exemple d’une peinture, les formes peuvent désigner un paysage, des gens représentés dans la nature ou dans une pièce, une femme debout ou assise, et tout ce qu’il est possible d’imaginer. Mais la représentation de la femme debout pourrait-être contemporaine, baroque, moderne, ou de n’importe quel autre style.

Revenons au bonsaï. Les styles pourraient être définis en : style japonais classique comme il est enseigné au japon de nos jours, style japonais classique comme il est enseigné en occident, style moderne, style romantique, style naturaliste, ou bien d’autres encore. Ils pourraient aussi être défini comme : style de Nick Lenz, de John Naka, de Masahiko Kimura, ou encore le style italien par exemple. Dans tous ces différents styles vous y retrouverez des formes connues : droit informel, penché, cascade, etc. Dans le monde du bonsaï, le mot « style » n’est pas correctement utilisé si on considère son usage dans l’histoire de l’art. Je crois que c’est parce que le bonsaï a d’abord été enseigné par des jardiniers qui n’avaient pas de formation artistique.

Je pense que nous sommes aux portes d’une meilleure compréhension de la forme artistique, alors que l’art prend différentes directions à une allure croissante en ce moment. C’est important d’être en capacité de discuter de ce phénomène de façon intelligente. C’est pourquoi il est important d’employer les mots exacts, et que nous essayons ici de comprendre les travaux de ceux qui pratiquent le style naturaliste ; et la façon dont beaucoup pensent que ce qu’ils font n’est pas de l’art. Il y a beaucoup de gens qui pensent qu’il n’y a qu’une façon de pratiquer « correctement » le bonsaï – et que les naturalistes ne le pratique certainement pas « bien ». Nous devons oublier le monde conventionnel du bonsaï et l’envisager sous un nouvel angle. Il existe une grande diversité dans la manière d’appréhender la discipline du bonsaï ; et oui, c’est une forme d’art et la différence des styles va exactement dans ce sens. Si c’était un métier, il y aurait une « bonne » façon de le faire. Beaucoup diront que les naturalistes ne sont pas des artistes. Je pense que la nature controverse de ce travail fait de nous des artistes, bien plus que ceux qui pratique pour plaire au plus grand nombre. Il est possible de ne pas aimer ce que les naturalistes font avec un bonsaï, mais ça reste de l’art, et bien plus que ce qu’on retrouve dans la majorité des bonsaïs du commerce.

Alors comment parvenir à ce style ? Ne peut-on pas rester avec nos bonsaïs ? Pourquoi changer quelque chose qui est bien ? Je suis connu comme promoteur du style naturaliste mais je ne l’ai pas inventé. Comme d’autres, j’ai observé trop de bonsaïs qui ressemblent à des bonsaïs mais pas à des arbres. J’ai vu la tendance aller vers de plus en plus de raffinement qui prend souvent le pas sur le naturel. Je trouve que trop de bonsaïs paraissent artificiels, comme s’ils étaient faux. L’intervention d’un homme y est clairement visible. Dans la même idée, trop de bonsaïs se ressemblent parce qu’ils sont tous stylisés suivant le même modèle. Dans la nature, il existe un nombre infini d’arbre à prendre comme modèle.

John Naka disait quelque chose comme « N’essayez pas de faire en sorte que votre petit arbre ressemble à un bonsaï, essayez de faire en sorte que votre bonsaï ressemble à un arbre ». Tout est dit, ni plus, ni moins. Mais comment savoir à quoi ressemble un arbre par rapport à un bonsaï ? Et bien il suffit de ne plus regarder les photos des bonsaïs mais d’aller voir de vrais arbres. Evitez tous les stéréotypes qui sont enseignés en matière de style. C’est aussi simple et il ne faut pas avoir de génie. On pourrait penser que tout le monde le comprend immédiatement, mais ce n’est pas le cas. Il y a plus de malentendus qu’on ne pourrait le croire. Si vous vous demandez quel est le principal obstacle (à cette compréhension), je dirais que c’est parce que le bonsaï est enseigné. On apprend à faire du BONSAI. Le style naturaliste en est l’antithèse, il retranscrit des ARBRES et dois donc se tromper. Certains penseront que nous manquons de respect à John Naka et pourtant nous essayons de respecter précisément ses mots, maintenant célèbres. Le commentaire le plus remarquable que j’ai jamais entendu est « le bonsaï n’a RIEN à voir avec de vrais arbres ! ». Vraiment ? C’est dur à croire. Si on voit comment son stylisés tant de bonsaïs, on pourrait aussi dire “les peinture représentant des personnes n’ont rien à voir avec des personnes réelles”. Que dire d’une telle déclaration.

Qu’elle est la différence entre un arbre et un bonsaï standard ? Un vrai arbre n’a pas un houppier triangulaire à moins d’être un jeune épicéa, mélèze ou séquoïa. Les vrais  arbres n’ont pas toutes leurs branches horizontales quand ils sont vieux : les branches penchent généralement vers le bas chez les conifères, alors que les vieilles branches des feuillus partent vers le haut avant de redescendre. Les vrais  arbres n’ont généralement pas de vide entre toutes les branches, où les oiseaux pourraient voler au travers. Ils peuvent avoir quelques vides mais la plupart du temps les oiseaux volent à l’intérieur plutôt qu’au travers… Parmi les vrais arbres, la plus grosse branche n’est pas toujours la plus basse. Les vrais arbres n’ont pas une face clairement définie, ils ont plusieurs bons cotés. S’il y a un bon coté sur un vrai arbre, il y a généralement des branches sur toute la hauteur, l’arbre n’est pas ouvert. Sur de vrais arbres, les branches ne sont pas toutes bien ordonnées.

Un bonsaï traditionnel est un idéal, il est abstrait. Un bonsaï naturaliste est réaliste, ce qui est à l’opposé de l’abstraction. Mais il n’est jamais totalement réaliste. Il y a toujours un certain degré d’abstraction, mais il ne va jamais aussi loin que les bonsaïs modernes qui sont très soignés, raffinés, léchés, et semblent souvent faux, presque en plastique. Ils ressemblent certainement à la représentation que s’en font certaines personnes mais pas à quelque chose de fait par la nature. Les bonsaïs naturalistes sont l’antithèse de cette formation qui va un peu trop loin selon moi.

Trop de gens pensent l’avoir compris et laissent la nature dessiner l’arbre dans son pot. Ils pensent que le style naturaliste se contente de laisser pousser l’arbre et taillent ici ou là. On appelle ce style naturaliste parce qu’il n’est pas naturel. Le truc est justement de ne PAS laisser l’arbre en l’état et de ne pas laisser la nature dessiner l’arbre. Il faut créer un bonsaï. « Naturaliste » veut dire que le résultat final, l’arbre mature dans son pot, est supposé donner le sentiment d’un impressionnant arbre naturel qui n’a jamais été touché par l’homme. Ça ne concerne pas la manière d’y parvenir. La plupart du temps ce but est atteint avec des moyens très artificiels – non par la nature ! Il ne doit pas paraître ‘artistique’, ‘artificiel’, ‘crée’, ‘fabriqué’, ‘construit’, ‘léché’… Avoir un aspect naturel ne signifie PAS être fait par la nature.

Un bonsaï naturaliste n’indique en rien la méthode, seulement le résultat. Le Clip & Grow et la non-utilisation de ligatures est une méthode démodée pour créer un bonsaï. Beaucoup pensent pourtant que c’est  le style naturaliste. Ça ne l’est pas, mais ça peut l’être. Une cicatrice est faite par la méthode du Clip & Grow , et on peut difficilement la trouver naturaliste. Pour ceux qui pensent qu’il ne faut pas utiliser de ligatures, et bien regardez les exemples les plus marquant du style naturaliste : chaque branche a été ligaturée à moment donné. Le point important est vraiment qu’à la fin ce ne soit pas visible. Le résultat final devrait donner l’impression d’un arbre qui a poussé librement. Tout ce qui a été modifié ou créé par l’artiste ne doit pas se distinguer. Tous les bonsaïs sont sévèrement ligaturés dans les premières phases de création, même les feuillus, généralement chaque branche maîtresse et les branches secondaires. Après quelques années cela ne doit pas être décelable. C’est aussi vrai sur les bonsaïs de styles traditionnels, même si on ne voit pas le travail de création la forme reste celle d’un bonsaï. Certains bonsaïs traditionnels ne ressemblent pas non plus à des bonsaïs, il y a des bonsaïs naturalistes. Et personnes ne dit que ça n’existe qu’en occident.

Jusque là nous avons abordés le coté pratique. La part artistique vient lorsque nous essayons de créer les formes et les silhouettes qui ne se trouvent pas dans les livres de bonsaïs mais qui existent bien dans la nature. Une bonne manière de faire est d’utiliser la forme unique proposée par l’arbre et de la sublimer. Il ne faut pas essayer de couper tout ce qui dépasse et d’enlever les irrégularités pour tendre vers une forme de bonsaï idéalisé. Il faut au contraire renforcer le coté sauvage et étrange. Souvent, nous arrangeons les parties que l’on considère comme de graves défauts dans la culture du bonsaï, mais elles sont autant de caractéristiques uniques et crédibles pour des arbres naturels. Après quelques années le travail ne se remarquera pas plus. Les arbres ne sembleront pas avoir étés touchés par l’homme, comme si on les avaient prélevés et mis en pot. C’est un travail de longue haleine d’arriver à ce stade. Je sais que certains pensent qu’il faut laisser la nature faire le job et qu’ils auront une œuvre d’art naturaliste, éventuellement plus tard. Ils n’y parviendront jamais. Tout ce qu’ils font est de créer et d’entretenir de la matière. Pour y parvenir ils devront sérieusement la travailler. Faire du naturaliste n’est pas une excuse pour les gens paresseux, ou pour avoir des arbres peu entretenus, ce n’est pas non plus  un raccourci. C’est difficile et ça prend du temps de former un arbre.

Il y a beaucoup de plus de travail et d’art impliqué dans le bonsaï que ce qu’il n’y parait. C’est un peu comme un père et son fils qui visitent un musée d’art contemporain et s’attardent devant une peinture abstraite : le père disant « Toi, mon fils, tu peux faire ça ! ». Bien, félicitation, son fils devrait être riche ! Quelques personnes voient un arbre naturaliste et se disent « Je peux faire mieux ». Félicitations, tu devrais être célèbre ! D’autres nous accusent de ne pas travailler nos arbres. Ils doivent être dans le vrai puisque notre travail ne se voit pas sur les arbres. Qui est dans le vrai ? Le connaisseur qui pense que tout cela est au mieux un pré-bonsaï, ou le non-initié qui pense que l’arbre a été prélevé dans la montagne tel quel ? Je pense qu’aucun des deux n’a raison. Si le bonsaï était un métier avec des règles bien définies le premier aurait raison. Le second voit le bonsaï comme un art mais est trop naïf et donc mal placé pour juger du travail accompli. La vérité serait donc quelque part entre les deux ? Non plus, je ne le pense pas. Les arbres naturalistes sont ce qu’ils sont, c’est à prendre ou à laisser. Je parle bien d’arbres et non de bonsaïs. Comme si le mot bonsaï était péjoratif. Si un arbre ressemble à un bonsaï ce n’est pas bon, il devrait plus ressembler à un arbre sauvage, comme si un chien ressemblait à caniche de concours plutôt qu’à un loup. Et nous préférons tous les loups.

Alors comment pouvons-nous apprécier la folie de ce que nous créons? Je pense que le bonsaï, comme tous les arts, est un exercice d’abstraction. Avec le point délicat que les bonsaïs que nous utilisons sont des êtres vivants. Ils devraient toujours être naturels quelque part. Le chemin est long entre les différents arbres qui vont du très naturel au très abstrait. D’un coté nous avons un arbre tout à fait naturel trouvé en forêt et de l’autre l’abstraction ultime du bonsaï. Le premier aura une allure sauvage, le deuxième ressemblera à une caricature en plastique. La majorité des amateurs aura tendance à vouloir des arbres proches du bonsaï idéalisé. Beaucoup de bonsaïs ne ressemblent pas vraiment à des arbres, mais seulement à des bonsaïs. Beaucoup d’arbres naturalistes sont proches des arbres sauvages, ils ne sont donc pas au goût du grand public. Si on regarde ce qui se faisait dans l’art japonais avant la seconde guerre mondiale, on trouve quelques bonsaïs qui ressemblent aux arbres naturalistes contemporains. Et un grand nombre de penjing chinois sont également familiers. On peut dire que le style naturaliste revient à ses racines. C’est une réaction naturelle face à la surabondance des bonsaïs modernes trop abstraits. Peut-on en dire pour autant, que c’est un style ‘rétro’? ça dépend de ce qu’on entend par là. Pour moi c’est non, ce n’est pas un style rétro, c’est une réelle vision des arbres et nous n’essayons pas de créer quelque chose dans un style ancien.

C’est d’autant plus ironique que dans les « vrais arts » les peintures ou les sculptures abstraites sont souvent moins biens accueillies par le grand public, alors que dans le bonsaï c’est le style naturaliste le plus controversé. Tout l’inverse en somme. Les fondamentalistes du bonsaï étaient encore très écoutés il y a quelques années mais ils le sont moins maintenant. Ils sont même devenus minoritaires dans certains cercles. Le jour viendra où l’amateur lambda appréciera le style naturaliste comme simplement une autre façon de pratiquer le bonsaï. Dans les faits, le bonsaï naturaliste se démocratise de plus en plus maintenant.

Il apparait que le style naturaliste n’est pas si facile à apprécier pour les pratiquants. Peut-être parce qu’ils se sentent offensés ou sont sur la défensive. Les goûts en bonsaï sont développés à partir de ce que les gens ont appris. Ce n’est pas un sentiment naturel, comme beaucoup le pensent. La majorité des amateurs ont appris le bonsaï à partir de sources japonaises. Ils ont donc un goût similaire à celui des japonais. Et comme les gens veulent voir ce qu’ils attendent du bonsaï et pas le contraire, cette majorité trouve le style naturaliste pauvre, peu accompli, par ce qu’ils y a trop d’exceptions par rapport à leurs attentes.

Je l’ai déjà dit, le style naturaliste n’est pas une excuse pour des fainéants, il ne cherche pas le désordre, ce n’est pas un raccourci. Il demande autant, si ce n’est plus, de travail que le style traditionnel. Il ne s’agit pas de retourné à une époque où les arbres n’étaient pas aussi lissés qu’aujourd’hui, où ils étaient plus sauvages et indomptés. Parfois on entend que le style naturaliste est « déconseillé » parce qu’il tend vers quelque chose de pauvrement travaillé, voir pas travaillé du tout, sous prétexte d’être de l’art. Dans ce cas, on devrait aussi déconseiller le style traditionnel, parce qu’il guide les amateurs à travers trop de règles rigides pour être avant-gardistes.

Le style naturaliste est juste une approche de plus dans la pratique du bonsaï. On peut ne pas l’aimer, ni être d’accord avec ce que j’en dis ici. On peut tout à fait penser que le but n’est pas atteint dans de nombreux cas. Mais cela rend-il l’objectif mauvais ? On peut en saisir complètement  le sens, et néanmoins décider de travailler suivant le courant traditionnel. Ce n’est qu’une façon d’appréhender le bonsaï, je suis pas en train de dire de qu’elle façon il faut faire, ni qu’il faut du naturaliste à partir de maintenant. Il n’est pas nécessaire de changer radicalement sa façon de pratiquer. Certains feront peut être des arbres plus naturels maintenant, ou suivront un peu plus ce que l’arbre propose.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je fais aussi des arbres traditionnels ou modernes, parce que l’arbre me suggère d’aller dans ce sens.

Dans tous les cas, je pense que le style naturaliste apporte vraiment une autre vision dans la façon générale de structurer un arbre, et rend cette discipline plus intéressante en apportant plus de diversité artistique. C’est plus intéressant que de reproduire encore le même modèle de bonsaï idéalisé. Pourquoi le monde du bonsaï ne serait pas tolérant ? c’est pourtant possible, alors essayons de l’être maintenant.

NB : Lorsqu’on m’a demandé d’écrire la préface du livre « Branches Gnarly, Ancient trees. The life and works of Dan Robinson – Bonsaï pioneer » par Will Hiltz, j’ai du réfléchir à comment expliquer ce qu’il avait fait dans le bonsaï ; ce qui n’est pas trop éloigné de ce que je fait moi-même. Cet article est partiellement adapté de cet avant-propos.

Walter PALL                                                                                (traduction -Sy.Lo.-)

3 commentaires pour “Le style Naturaliste par Walter Pall

  1. Bonjour
    merci pour ce texte très intéressant. Comme le reste du site que je découvre aujourd’hui.
    Quelque chose me dit que la phrase sur les caniches de concours et les loups va me rester longtemps en tête…

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